Intermède voiture
Après de multiples tractactions afin de décider qui prend le taxi avec qui... Nous nous retrouvons S. et moi à l'arrière d'un taxi un peu mal à l'aisse. Du moins, pour ma part... Un peu comme: "Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?"
Nous nous regardons pendant, une fraction de seconde et moi, n'y tenant plus... Je me jettes sur ses lèvres dont j'ai envie depuis plus de 7 heures.
Et là commences, la folle farandole de nos baisers commence... Comme si nous ne voulions pas s'abandonner tout de suite... Nous nous faisons des baisers chastes mains néanmoins passionnés....
Ses lèvres parcourent mon visage y imprégrant doucement leur marque...
Ses mains parcourent déjà mon corps fébrile, descendent vers mon intimité et constatent avec étonnement que déjà, mon miel s'écoule abondamment.
N'y tenant plus, S. introduit sa langue dans ma bouche en même temps que son majeur dans mon sexe. Je soupire dans sa bouche... Je suis prête à me dévêtir...
Mais fermement, il refuse et en me regardant droit dans les yeux me dit: "Terminus tout le monde descend..."
À voir la moue que je fais, visiblement je ne suis pas contente et lui éclates de rire...
Il me dit: "Et, oui... Ce n'est jamais lorsqu'on en a envie que les taxis se perdent !!!"
Mais comment, il a fait pour deviner ça lui !!!! grrr, grrr... Ça ne vas pas le faire du tout, si je ne peux pas garder mes réflexions pour moi...
Sur le pas de la porte, nous continuons à nous embrasser langoureusement, doucement... Comme lorsque l'on dégutes un bon vin, qu'on le fait tourner dans sa bouche pour en extirper tous les arômes et tous les sucs....
... Et ses amis arrivent... M. lance: "Ah, c'est comme ça qu'elles font les bourgeoises pour montrer qu'elles sont en amour ?"
Moi de rétorquer: "Amour, amour. Il ne faudrait quand même pas tout mélanger. Je crois que désir serais plus juste."
(parenthèse sur la bourgeoise... Qui était devenu le "running gag" de la soirée... À propos d'une remarque qu'avec lancée B, le slave... Je l'ai félicité en lui disant que je ne m'attendais pas à ça de sa part... Je ne sais pas s'il l'a mal pris ou si c'est moi qui s'était mal exprimé. Toujours est-il que M. me dit: "De toute façon, on sait ben; avec les bourgeoises... On est pas assez bien pour elles."... Ulcérée, je me lance dans une diatribe virulente à son endroit et vis-à-vis de tous les c'pas grave si c'est mal écrit, si c'est pas l'bon mot, de toutes façons on s'comprend. Je tentes de lui expliquer que si nous ne sommes pas exigeants vis-à-vis de nous mêmes; comment peut-on prétendre défendre la langue française ?) Si c'est ça être bourgeoise j'en suis fière et je le revendique !!! Et ça vient d'où cette notion que tout s'acquiert sans effort ? M. était tout ébaubi de la vitesse à laquelle S. avait appris l'anglais alors que ça faisait à peine un an qu'il était à SFO... "Tu crois quoi ? Qu'un matin, il s'est réveillé et qu'il était bilingue ? Non. Il a bossé comme un taré et il y est arrivé. Exactement, comme toi avec l'espagnol. Continue et dans six mois tu le parleras sufissament couramment pour avoir un minium de conversation."
Voilà, c'est tout... Ma montée de lait est
terminée...p.s. Afin d'écrire cet ode à
l'éducation, j'ai ouvert trois fois le dictionnaire... Faudrait aussi
enseigner aux élèves que le dico est leur allié et non pas un gros méchant loup
qui va les bouffer.
Enfin, ce n'était pas une attaque en règle contre lui... but he take it personnal, so from now on I was "The Bourgeoise".... Je viens de relire ce passage et cela m'a fait sourire puisque je viens de "flasher" sur le fait que F. m'avait laissé tomber, à l'époque, sous le prétexte fallacieux que je n'étais pas assez bourgeoise pour sa famille - père médecin - mère venant de Champagne. et patati & patata, petite patate tant pis pour toi...
Et puis, l'éducation ne se passe pas que par les livres... Je suis sûre que sur pleins de sujets je suis une vraie nullité... L'essentiel, c'est de savoir saisir les opportunités.
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